mardi 13 septembre 2011

Dis donc, tu as un quart d'heure de retard !!! Et non !

Akademisk kvart ou quart d'heure académique !

Voici une drôle de tradition. On vous a déjà expliqué que les suédois ne rigolent pas avec la ponctualité. Si tu as 2 minutes de retard, tu es en retard un point c'est tout ! (Attendez 2 minutes par -25° et on en reparle OK ?) Je ne parle même pas de ces satanés étrangers qui ont toujours 10 minutes de retard !



Par contre, quand tu as cours à 9h, pas la peine de te presser, le cours commencera vers 9h15. C'est le quart d'heure académique. C'est une tradition qui date de la création de l'université au XVème siècle. A cette époque, les étudiants ne pouvaient pas savoir l'heure. Pas de montre, ni d'horloge. C'est la cathédrale qui donnait l'heure grâce au son des cloches. C'est uniquement à ce moment là que les étudiants partaient pour l'université. Le délai d'un quart d'heure était donc "normal".
Aujourd'hui, plus de difficulté "technique" pour connaitre l'heure mais la tradition est restée. Résultat, un cours qui dure 1h30 sera planifié 2h.

Par exemple : un cours annoncé de 9h-11h sera décomposé en :
- 9h-9h15 : akademisk kvart
- 9h15-10h : première partie de cours
- 10h-10h15 : fika
- 10h15-11h : deuxième partie de cours
Par contre... 1/4 d'heure, c'est 15 minutes, pas 17 !!! Le cours commencera à 9h15 et pas une minute plus tard !

lundi 12 septembre 2011

Food Night !!!

2 suédo-finlandaises, une américaine, un autrichien, un suédois, et une française sont chez un indien... Que font-ils ?
Ils cuisinent !!!
Hier soir s'est tenue la première Food Night dont je suis maintenant officiellement membre. Le but ? Cuisiner ensemble des plats gourmands et les déguster. C'est un groupe tout à fait informel composé par des amis qui aimaient cuisiner l'année dernière. Mon recrutement a eu lieu pendant une soirée dans une Nation par Immanuel, l'indien.

Le programme d'hier soir était le suivant : 
Chicken 65, Korma vegetables and rice
Falooda 

Je suis arrivée à 17h pour aider à la préparation. Nous étions 3 : Immanuel, Hanna et moi. L'inconvénient de la cuisine indienne c'est qu'on passe des heures à préparer les légumes. Il fallait découper en tout petits bouts l'ail, les oignons, le piment, le gingembre, les tomates, les noisettes, les noix de cajous...
Bref, un peu long mais ensuite on a commencé la préparation des légumes.
Un truc à savoir c'est que les "vrais" indiens n'ont pas peur de cuisiner gras. Il a vidé 1/4 de bouteille d'huile pour les légumes et même chose pour le poulet. Un massacre pareil...j'ai préféré fermer les yeux.

A la fin de la cuisson, ca donnait quelque chose comme ça :
Pour faire simple, voici la recette :
Mettre "beaucoup" d'huile.
Mettre 2 CS de graines de moutarde une fois que l'huile est bien chaude. Ajouter un oignon découpé en dé, le faire blondir. Ajouter de la pâte d'ail/gingembre ou une pousse de gingembre et 3 gousses d'ail coupés finement. C'est le tour des 5 piments verts (coupés vraiment tous petits). Les épices : 2 CS de chilli, 2 CS de curcuma, et 3 CS de Garam Masala. Il ne faut pas hésiter à forcer un peu sur les épices. Ajouter les légumes (1kg) et de l'eau jusqu'à ce qu'ils soient couverts. Attendre 1/4 d'h et ajouter un verre de lait de coco et 2 tomates. Juste avant de servir, parsemer de coriandre.
C'est super bon et croyez moi avec ces doses d'épices c'est juste ce qu'il faut.

Ensuite, nous avons préparé le poulet. C'est beaucoup plus simple : Mélanger 1kg de poulet avec 2 sachets d'épices spéciales "Chicken 65" 2 CS de vinaigre et 2 verres de yaourt. Ca doit mariner pendant 1 heure minimum et avoir cette belle couleur orange que vous voyez sur la photo à gauche. A ce moment là ça n'a pas l'air très appétissant mais croyez moi ça sent déjà délicieusement bon !




Au moment de la cuisson, mettre "beaucoup" d'huile et faire frire de poulet jusqu'à ce qu'il prenne une belle couleur rouge, à l'extérieur ET à l'intérieur ! Eponger un peu sur du sopalin et c'est prêt !





Pour ceux qui se demandent pourquoi ce plat s'appelle Chicken 65, j'ai aussi eu un cours là dessus. Il existe 3 théories bidons :
- Le poulet qui est utilisé doit avoir 65 mois (il serait beaucoup trop vieux)
- Il faut 65 épices (il y en a peut être 10 ou 15 mais pas plus)
- Il a été inventé en 1965 (pas de commentaire)
Selon Immanuel, la vraie théorie serait la suivante. Etant donné que la plupart des Indiens qui partent faire leur service militaire voyagent dans des régions qui ne sont pas la leur, ils ne parlent pas le dialecte local. Le chicken 65 est un plat du Sud de l'Inde. Quand les jeunes militaires arrivaient, étant donné qu'ils ne pouvaient lire le menu, il y avait des numéros devant chaque plat et une rumeur a circulé disant que le meilleur plat était le "Chicken 65". C'est un des militaires qui auraient récupéré la recette et l'aurait diffusé dans d'autres régions.

J'ai aussi appris un technique hors pair pour faire du riz. Mettre une dose de riz pour une dose d'eau dans un plat avec un peu de sel et... 15 minutes au micro-onde. C'est prêt ! Je lui ai demandé si c'était un technique indienne et il m'a répondu "technique de mec" !

Le dessert était du Falooda à la banane. Cela ressemble un peu à du lassi mais c'est plus liquide et plus sucré. Pour en préparer, rien de plus simple (par personne) : 1/2 banane, 1/2 verre de lait, 2 pincées de cardamome, 1 CS de sucre. Tout mixer et ajouter des noisettes et des noix de cajous pilées.

dimanche 11 septembre 2011

Le jardin de Linné - Petit clin d'oeil aux jardiniers !

L'un des suédois les plus connus est : Carl Von Linné.
C'est le monsieur qui est sur les billets de 100 couronnes !
C'était aussi un grand naturaliste. Il était spécialiste de la botanique et de la zoologie. Il a inventé la nomenclature binominale (règle définissant le nom devant être donné à une nouvelle espèce animale, végétale ou minérale).
Il a été étudiant en médecine à Uppsala à partir de 1728. A 24 ans, il élabore son système de classification des plantes qui utilise les organes sexuels. Dans les années 1730, il visite la Suède (laponie, dalécarlie) mais aussi l'Europe pour ramener de nombreux specimens destinés à alimenter ses écrits.
De retour en Suède, après avoir exercé brièvement sa profession de médecin, il obtient rapidement la chaire de médecine à Uppsala puis celle de botanique. Il conservera ce poste jusqu'à sa mort.
Il va être une source d'inspiration pour ses élèves qu'il enverra en voyage aux quatre coins du monde pour lui ramener de nouvelles espèces (la plupart ne reviendront jamais).
Son ouvrage de référence qui faisait 10 pages finira par être composé de plusieurs volumes !

Cet homme n'était pas dénué d'ego, bien au contraire. Il avait coutume de dire "Deus creavit, Linneus Disposuit" : Dieu a créé, Linné a organisé. C'est dire ! Il était très populaire et ses écrits s'arrachaient. Il était entouré d'une "cour" d'étudiants. Son œuvre avait donc pour but de répertorier et classifier toutes les espèces vivantes. 

Aujourd'hui, on peut profiter à Uppsala de son jardin avec l'Orangerie et sa maison transformée en Musée. Nous l'avons visité hier et comme vous pouvez voir c'est un endroit particulièrement agréable quand il fait beau. Les adeptes de jardinage pourront admirer les espèces les plus exotiques et se pâmer devant les fleurs magnifiques que produisent ces plantes.
Vue sur l'Orangerie

Le bassin

Son jardin avec la classification des plantes

Petit coup de gueule : On en parle pas assez souvent mais Linné a fait partis de ces scientifiques adeptes de "racialisme" c'est à dire de la justification scientifique du racisme. Il avait entrepris de classer les hommes comme il avait fait pour les animaux en définissant 5 catégories d'humains. Je cite : 

"Chaque "race" possédait certaines caractéristiques que Linné considérait comme endémiques pour les individus qui la représentaient. Les Indiens d'Amérique seraient colériques, rouge de peau, francs, enthousiastes et combatifs; les Africains flegmatiques, noir de peau, lents, détendus et négligents; les Asiatiques mélancoliques, jaune de peau, inflexibles, sévères et avaricieux; les Européens seraient quant à eux sanguins et pâles, musclés, rapides, astucieux et inventifs".
Je pense qu'il mériterait d'être un peu plus critiqué pour ce point de vue... Est-ce que le fait qu'il ait élaboré un système aussi ingénieux pour la classification de la faune et la flore justifie le fait qu'on passe complètement sous silence ses tendances discutables ?

Culture Night

Le 10 septembre, Uppsala célèbre la culture pendant toute une journée (et nuit).

La journée, les activités sont diverses et variées. On a pu voir différentes danses, écouter de la musique du monde et des concerts de rock, profiter d'un spectacle de magie, observer un mime...


Uppsala grouille de monde. Les petits et les grands sont de sortie.
Il y a plein de petites échoppes avec bonbons, chocolats et autres sucreries mais aussi des fast-foods du monde entier.
Et... les éternels vendeurs de babouches. On vous rassure, les cochonneries qu'ils vendent sont exactement les mêmes qu'en France !



Bref, nous nous sommes baladés toute l'après midi !

 Margaux a passé beaucoup de temps a fouiller dans les bacs des bouquinistes qui s'étaient installés sur les bords de la rivière. Pour 3 fois rien, elle est repartie avec un dico français-suédois et un livre pour enfant afin de travailler sa maîtrise de la langue. Objectif, le finir avant la fin du semestre.




Le programme de la soirée était de retrouver notre groupe d'amis. Pour commencer, nous nous sommes dirigés vers l'Orangerie pour assister à un spectacle de danse du ventre. Inutile de vous préciser que les garçons étaient fascinés par ces "ventres mouvants".

Une courte pause sandwich et nous nous sommes dirigés vers un spectacle de tournoi médiéval et "torch performance". Cela semblait être plutôt pas mal mais nous étions assez mal placés et nous n'avons malheureusement pas pu voir grand chose.
C'est pour cela que nous avons décidé de nous déplacer vers le jardin botanique où se jouait un spectacle pyrotechnique. Ce qui n'était pas précisé c'est que le spectacle avait 3/4 d'heure de retard et qu'en réalité il s'agissait de le représentation d'une classe de lycée.
Pour vous résumer le show, un schtroumpf a peur du noir, il rencontre un prêtre bouddhiste, des bêtes sauvages chantent, le diable monte une armée et le schtroumpf se marie. Nous non plus on n'a pas très bien compris, alors on est partis !



Comme on est en Suède et qu'il commence a faire un peu froid quand la nuit tombe, nous nous sommes dirigés vers un café pour se réchauffer et manger un bout.Comme vous pouvez le voir, c'est un endroit très cosy, on a l'impression de prendre un café chez mémé !



 Bref, dès que nous avons été un peu réchauffés, nous nous sommes dirigés vers la Cathédrale pour assister au concert d'orgue qui était prévu.

La chorale de l'église donnait un représentation avant et nous avons pu en profiter. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il y avait du niveau ! Ensuite, l'organiste a fait son apparition. Nos pauvres oreilles ont été obligées de supporter du Jehan Alain et autres "modernités organiques". Bref, on est repartis assez déçus (Guillaume encore plus que les autres). Ce qui était le plus dommage c'est que les morceaux ne mettaient pas en valeur l'orgue magnifique de la Cathédrale.
 Si on devait faire un bilan de la journée, il serait positif sans hésiter. Par contre, avis à ceux qui veulent tester l'année prochaine : n'hésitez pas à changer si le spectacle ne vaut pas le coup ! Il y en a tellement qu'il serait dommage de manquer quelque chose !

vendredi 9 septembre 2011

Premier cours de suédois

Ca y est, j'ai eu mon premier cours de suédois ! Au programme : alphabet, prononciation, chiffres de 1 à 10, pays et langues ainsi que phrases de présentation. Tout ça en 1h et demi !
Le cours est composé uniquement d'étudiants étrangers en échange Erasmus comme moi : j'ai pu m'exercer avec un Grec, un Suisse et une Coréenne.



Ce premier cours m'a amené a réfléchir sur plusieurs points.
C'est bien connu, les Suédois sont "forts" en langue. Et pour preuve, même au Burger King le serveur est bilingue ! Tous les suédois sont assez à l'aise avec l'anglais pour travailler ou discuter dans cette langue. Mais alors, comment font-ils ? Pourquoi est-ce qu'on est aussi nuls en France pour l'apprentissage des langues étrangères ?

Des classes surpeuplées ?
Sans critiquer le corps enseignant français (ou si peu), avons nous réellement des classes surpeuplées en France ? C'est l'excuse qu'on entend le plus souvent et les suppressions de postes provoquent toujours le même débat. Avec des classes de 30 élèves, c'est ingérable, on ne peut pas délivrer un enseignement de "qualité".
Vous savez combien on est dans mon groupe ? 32 ! Et tous grands débutants !
A ce que j'en ai vu, cela ne pose aucun problème ! C'est parce que nous sommes des adultes me direz vous... Vraiment ? Donc en terminale quand on avait des cours par demi-groupe nous étions uniquement des enfants ? Personnellement, je ne pense pas que le nombre d'élèves soit handicapant étant donné que nous pratiquons en petits groupes.

Un manque d'utilisation des nouvelles technologies ?
C'est bien connu, pour apprendre une langue étrangère il faut absolument un laboratoire de langue avec toute la nouvelle technologie disponible. Casques et micros, logiciels de reconnaissance vocale... Tout ça pour que les élèves puissent pratiquer de manière interactive et améliorer leur prononciation.
Alors ? Le laboratoire de langue suédois ? 
Des tables, des chaises, des feuilles de papier mais aucun ordinateur en vue ! Nous n'allons pas utiliser de matériel informatique pour les cours, uniquement pour l'examen.
Mais comment allons nous faire alors ? Eh bien c'est simple, on se parle. J'ai répété au moins 20 fois les mêmes questions et réponses au cours de la leçon. La professeure nous lit la question et la réponse pour la prononciation, on répète après elle 2 fois et... c'est parti pour 1/4 d'h de pratique. Je vais m'entraîner avec 4/5 voisins. Et... ce n'est pas comme en France où on fait plaisir au prof et on fait le minimum sans faire d'effort. Non, non, non, j'ai demandé 8 fois à mon voisin grec comment il s'appelait, d'où il venait, où est-ce qu'il habitait et ce qu'il étudiait ! Et il a fait la même chose pour moi avant que je fasse la même chose avec le Suisse et la Coréenne ! Chacun se corrige, tout le monde y met du coeur. Résultat ça rentre !

Un système d'évaluation différent ?
Notre examen va se composer d'un examen écrit et d'un test de compréhension orale. Jusque là rien de bien différent du système français !
Par contre, la notation n'a rien à voir. Il faut savoir que les petits suédois n'ont pas de note les premières années de leur scolarité et ensuite, le système reste assez simple. Il y a 2 notes possible G : réussite, ou U : échec. (Eventuellement VG : réussite avec félicitations pour certains cours mais pas celui-ci.). Résultat, il n'y a que deux possibilités, soit on sait soit on ne sait pas. Peut-être que ça incite à travailler ?

Alors me direz vous, je vais revenir bilingue ? Eh bien, pas tout à fait, mais les objectifs du cours (qui dure 3,5 mois) sont :
- savoir se présenter
- savoir déchiffrer des textes simples
- savoir écrire des textes simples sur un sujet donné
- comprendre une conversation nous concernant
- connaitre le vocabulaire de la vie courante
- maitriser la grammaire suédoise
- démontrer une connaissance approfondie d'Uppsala et de la vie étudiante en Suède
Eh oui, tout ça !

Allez, comme on dit ici Hej då !

mercredi 7 septembre 2011

Accounting issues - Lectures

Il s'agit du premier cours de septembre à novembre. Il vaut bien un petit message (qui pourra être retransmis aux suivants qui iront étudier à Uppsala).

Pourquoi Lectures ?
Tout simplement parce que le cours se compose de deux parties :
  • Une partie d'amphis (les Lectures)
  • Une partie de "séminaires" (Seminars), l'équivalent de nos TDs français. 
Qu'est ce qu'une Lecture ?
Une Lecture est un cours magistral au cours duquel un professeur parle et les étudiants écoutent. C'est très peu interactif et il faut se concentrer parce que tout est en anglais. Et même si la compréhension en soi est relativement aisée, le cours porte sur des points techniques assez difficiles. Il est donc utile d'arriver en cours en ayant :
  • Un background minimum en ce qui concerne le langage technique en anglais
  • Lu, compris et assimilé les chapitres du bouquin correspondant au cours du jour


Mais de quoi parle ce cours ?
Ce cours, "Accounting Issues" (je ne vous ferai pas l'affront de traduire) porte essentiellement sur les IFRS. Dans la première partie du cours (les Lectures), il s'agit d'apprendre de quoi parlent les différentes règles des IFRS/IAS et comment les appliquer. La seconde partie du cours (les Seminars) consiste en des discussion autour de problématiques, mais cela fera l'objet d'un autre article.

Comment se fait l'évaluation ?
Elle se fait sous forme de SU (Study Units). Le maximum pouvant être obtenu est de 100 SU. Ces SU se répartissent ainsi :
  • 24 SU peuvent être récoltées lors des quizzes qui suivent chaque Lecture. Chaque quizz peut être tenté 3 fois, ce qui fait que la note maximale (4 SU/quizz) est obtenu relativement aisément.
  • 72 SU sont récupérées au travers des Seminars (9 SU / seminar). Pour chaque Seminar, il faut rendre un papier collectif et un papier individuel. Il faut savoir qu'un papier ne faisant que la synthèse des textes proposé ne recevra que 3 SU / 9. Ce qui ne donne pas la moyenne. Résultat, chaque papier doit soulever des questions pertinentes. 
  • 4 SU peuvent être récoltées en étant Seminar Leader. Cela consiste juste à animer une séance de TDs et à jouer le rôle de modérateur de la discussion. 
Il reste à préciser que la moyenne ne suffit pas à récupérer les crédits ECTS (15 pour ce cours). Les résultats se répartissent ainsi :
  • 0 - 60 SU : échec
  • 61 - 80 SU : Passe
  • 81 - 100 SU : Passe avec distinction
En somme, il y a quand même du travail, même si cela reste un semestre de "Break".

Quelques questions pratiques :
Voici un panel de questions qui viennent à l'esprit. N'hésitez pas à en poser d'autre en commentaires. 

Combien coûte le livre de référence : 495 SEK (54,95 €). Ce coût est relativement faible si on retient que ce livre pourra nous servir tout au long de la vie des IFRS. 

Est-il possible  de trouver des livres d'occasion ? Oui, mais il s'agit souvent d'édition précédentes. Et la réduction (environ 100 SEK de moins, soit 11 €) ne justifie pas de se priver de la dernière édition. 


Les IFRS sont-ils totalement différents de la comptabilité française ? Oui et non. Les mécaniques sont les mêmes, mais la présentation et certaines opérations sont totalement différentes. Disons que si vous êtes à l'aise dans la pratique (étendue) de la comptabilité française, le cours sera compréhensible. 


Est-ce un cours de master ? La réponse est plus compliquée. Le niveau affiché est celui d'un cours de 3ème année mais 90% des étudiants dans ce cours rédigent une thèse. Disons que le cours est ce que les étudiants en font. Je m'explique : un groupe de séminaire dans lequel le niveau sera bas ne verra pas de problématique technique importante soulevée. Et inversement pour un groupe dans lequel le niveau sera élevé. 


Je n'aime pas la comptabilité, ni les suédois, ni le froid.... je suis le schtroumpf  grognon. Que dois-je faire ? Réfléchir à la question suivante : doit-on dire "Tirebou-Schtroumpf" ou "Schtroumpf-bouchon" ?


Anecdote : le mot "schtroumpf" est considéré comme une faute par Google. Il est très amusant de voir que lorsque l'on fait clic-droit dessus, le traducteur propose Schumpeter à la place.... Tirez-en les conclusions que vous voudrez !!

Complément à l'écologie

Un autre aspect de l'écologie m'est apparu aujourd'hui, et il est digne d'un petit message. Il s'agit d'une preuve de plus, si besoin était, que l'écologie est vraiment présente chez chacun dans ce pays.

Lorsqu'une voiture s'arrête, elle s'arrête vraiment. Que ce soit au feu, ou bien pour laisser passer des piétons, la voiture s'arrête, complètement. Je veux dire par là que le moteur est coupé. Les voitures ici sont équipées du fameux système start/stop dont il est question dans cet article. L'idée est de consommer toujours moins. Comme vous pourrez le lire dans l'article, la consommation se réduit de 15% en moyenne pour le cycle urbain.

Alors oui, ce n'est pas énorme, mais c'est une preuve de plus que la préservation de l'environnement est présente dans toutes les consciences.